Publié le 15 juillet 2024

La supériorité d’Anders Mol au bloc n’est pas qu’une question de taille. Elle repose sur une biomécanique hybride, développée en salle, qui lui confère une mobilité exceptionnelle. Cette agilité, couplée à un système défensif intelligent avec Christian Sørum, transforme chaque bloc d’une simple réaction en une manœuvre tactique qui dicte le jeu de l’adversaire. Il ne contre pas seulement, il contrôle.

Quand on observe Anders Mol dominer le filet, la première conclusion est souvent la plus évidente : avec ses deux mètres, il semble né pour bloquer. Pour beaucoup de jeunes joueurs de grande taille, le chemin semble tracé : sauter haut, étendre les bras et espérer le contre. Cette vision, bien que partiellement vraie, occulte l’essentiel de la révolution que le Norvégien a apportée au beach-volley mondial. Se concentrer uniquement sur sa puissance ou sa détente, c’est passer à côté de la subtilité d’un système qui a redéfini le rôle du bloqueur.

L’approche conventionnelle voudrait qu’un bon bloqueur soit un mur réactif. Mais si la véritable innovation ne se situait pas dans la confrontation directe, mais dans l’anticipation et le contrôle ? Et si la clé de sa domination ne se trouvait pas uniquement sur le sable, mais dans les gymnases d’un championnat indoor belge ? La méthode Mol est bien plus qu’une performance athlétique ; c’est une approche intellectuelle du poste. Elle repose sur une biomécanique unique, une lecture du jeu affûtée loin des plages et une synchronisation quasi télépathique avec son partenaire, Christian Sørum.

Cet article propose de décortiquer le « système Mol ». Nous analyserons comment son parcours atypique a forgé une technique de bloc proactive, comment sa mobilité déjoue les stéréotypes sur les joueurs de sa taille, et comment sa collaboration avec Sørum transforme une défense à deux en une forteresse intelligente. C’est une plongée dans l’esprit et la mécanique du bloqueur qui ne se contente pas de stopper des ballons, mais qui orchestre la défaite de ses adversaires.

Comment l’école norvégienne a-t-elle produit le meilleur joueur du monde sans plages tropicales ?

L’ascension d’Anders Mol et Christian Sørum au sommet du beach-volley mondial défie la géographie. Sans le littoral ensoleillé du Brésil ou de la Californie, la Norvège a dû innover. La réponse se trouve dans une structure d’élite, la « Olympiatoppen », qui a appliqué au beach-volley une approche scientifique et holistique. Comme l’explique le père et entraîneur Kåre Mol, leur philosophie intègre l’analyse de données, la préparation psychologique et une nutrition millimétrée pour optimiser chaque aspect de la performance. Ce n’est pas le climat qui a fait les champions, mais un système rigoureux.

Au cœur de ce système se trouve un élément contre-intuitif : l’expérience indoor d’Anders Mol. Durant la saison 2016-2017, son passage dans le championnat belge de volley-ball en salle, où il a atteint la finale et joué la Ligue des Champions, a été fondamental. Cette année loin du sable lui a permis de développer une biomécanique hybride. Sur un sol dur, les appuis sont plus francs, les changements de direction plus explosifs. Mol a transposé cette explosivité sur le sable, un terrain qui absorbe l’énergie. Il ne saute pas « dans » le sable, il explose « depuis » le sable, une nuance qui lui donne un avantage crucial en termes de timing et de vitesse de déplacement.

Ce bagage technique complet, forgé dans un environnement contrôlé, est la véritable explication de leur succès. Il démontre que la domination ne naît pas seulement du talent brut ou des conditions idéales, mais d’une stratégie de développement pensée sur le long terme. Les résultats parlent d’eux-mêmes : avec plus de 23 titres internationaux majeurs à leur actif, les « Beach Volley Vikings » ont prouvé que la méthode prime sur l’environnement.

Mains par-dessus le filet : comment étouffer l’attaquant sans toucher la bande ?

La technique de bloc d’Anders Mol est une démonstration de contrôle et de précision. L’objectif n’est pas simplement d’interposer un mur, mais de créer une zone de pression insurmontable pour l’attaquant. La clé réside dans la pénétration maximale des mains au-dessus du filet, sans jamais commettre la faute de contact. Cette action, qui semble se jouer en une fraction de seconde, est en réalité un processus décomposé en plusieurs phases critiques.

Gros plan macro sur les mains d'un bloqueur de beach-volley formant un entonnoir au-dessus du filet

Comme le montre cette image, la forme des mains est cruciale. Elles ne sont pas plates, mais forment un « entonnoir » directionnel. Les doigts sont fermes et légèrement écartés pour maximiser la surface, tandis que les poignets sont fléchis pour orienter le ballon vers le bas, dans le camp adverse. Le timing de cette pénétration est la différence entre un contre gagnant et une faute. Il s’agit d’une synchronisation parfaite entre la lecture de l’attaquant et sa propre détente.

Le secret de cette exécution sans faille repose sur une discipline stricte à chaque étape :

  • Phase 1 – Positionnement et observation : Mol se maintient à une distance d’environ une longueur de bras du filet. Cela lui donne l’espace nécessaire pour sauter verticalement puis pousser vers l’avant, tout en lui laissant le temps de lire les derniers indices de l’attaquant (course d’élan, armé du bras).
  • Phase 2 – Timing du saut : Il ne saute pas en même temps que l’attaquant, mais avec un léger décalage. L’objectif est d’atteindre le point culminant de son saut au moment précis où la main de l’attaquant frappe le ballon. C’est une question de synchronisation relative, pas absolue.
  • Phase 3 – Poussée finale : La pénétration des mains au-dessus du filet se fait dans le tout dernier instant. C’est une poussée finale des bras et des épaules, parfaitement synchronisée avec le contact du ballon, qui permet d’envahir l’espace aérien adverse sans toucher la bande blanche avant la frappe.

Mobilité vs Taille : comment Mol couvre-t-il plus de terrain que les géants statiques ?

Le stéréotype du bloqueur de grande taille est celui d’un joueur puissant mais relativement statique, un piquet au centre du filet. Anders Mol pulvérise cette image. Sa capacité à se déplacer latéralement avec une vitesse et une fluidité déconcertantes est peut-être l’aspect le plus révolutionnaire de son jeu. Cette agilité n’est pas magique ; elle est le fruit direct de sa biomécanique hybride, héritée de ses années en salle. Sur le sable, où chaque mouvement est coûteux en énergie, Mol a su optimiser son jeu de jambes pour une efficacité maximale.

L’outil fondamental de sa mobilité est le « split-step », ou pas d’allègement. Au moment précis où le passeur adverse touche le ballon, Mol effectue un micro-saut sur place. Ce mouvement, quasi imperceptible, accomplit deux choses : il le met sur la pointe des pieds, prêt à exploser dans n’importe quelle direction, et il pré-charge ses muscles pour une réaction plus rapide. Là où d’autres bloqueurs sont à plat sur leurs pieds, déjà en retard, Mol est en suspension, prêt à bondir. Cette technique lui permet de couvrir non seulement les attaques en face de lui, mais aussi de se déplacer rapidement pour bloquer les frappes en angle ou les attaques rapides sur les côtés.

Son entraînement intègre des exercices spécifiques de « footwork » qui renforcent cette capacité. Les pas chassés lui permettent des ajustements courts et rapides, tandis que les pas croisés sont utilisés pour couvrir de plus grandes distances le long du filet avec une économie de mouvement maximale. C’est cette science du déplacement qui lui permet de paraître omniprésent. Il ne subit pas le jeu, il l’anticipe en se positionnant de manière optimale avant même que l’attaquant n’ait armé son bras. Cette mobilité transforme le filet en une zone de contrôle bien plus large que ce que sa seule envergure pourrait couvrir.

L’erreur de frustration que Mol ne commet jamais après un block-out

Dans un sport où la dynamique mentale est primordiale, la gestion de l’échec est aussi importante que la célébration du succès. Un « block-out », où l’attaquant utilise les mains du bloqueur pour faire sortir le ballon, est souvent vécu comme une défaite personnelle. La réaction typique est la frustration : un geste d’agacement, une tête basse. C’est une erreur qu’Anders Mol ne commet jamais. Pour lui, un block-out n’est pas une fin, mais une source d’information cruciale.

Deux joueurs de beach-volley échangeant des signaux de main après un point, vue large du terrain

Immédiatement après un tel point, le regard de Mol ne se tourne pas vers le sable, mais vers son partenaire, Christian Sørum. La communication est instantanée, qu’elle soit verbale ou gestuelle. Ce point « perdu » vient de leur donner une donnée précieuse sur la stratégie de l’attaquant dans une situation de pression. Cherche-t-il la ligne ? Vise-t-il le haut des mains ? Cette information est immédiatement intégrée pour ajuster la tactique du point suivant. La frustration est remplacée par l’analyse et l’ajustement. Cette intelligence situationnelle transforme chaque point, gagné ou perdu, en une brique de plus dans la construction de leur victoire.

Cette approche est au cœur du « système Mol-Sørum ». Il n’y a pas de faute individuelle, seulement un système qui doit être recalibré. Le block-out n’est plus l’échec du bloqueur, mais un test réussi par l’attaquant, dont la solution sera analysée et contrée. Cette maturité émotionnelle a un double effet : elle maintient l’équipe dans un état de concentration optimal et elle met une pression psychologique immense sur l’attaquant adverse. Ce dernier sait que chaque solution qu’il trouve sera éphémère, car l’algorithme défensif norvégien est déjà en train de se mettre à jour.

Comment Mol oriente-t-il l’attaque adverse vers son défenseur Sørum ?

Le bloc d’Anders Mol est souvent perçu comme une tentative de marquer un point direct. En réalité, dans de nombreux cas, son objectif principal est bien plus subtil : il s’agit de canaliser l’attaque. Le but n’est pas de contrer le ballon, mais de forcer l’attaquant à frapper dans la seule zone que Mol lui laisse disponible, une zone où il sait que Christian Sørum est déjà en train de se positionner. C’est un véritable piège tactique qui repose sur une coordination parfaite, établie bien avant le service.

Le secret de cette synchronisation réside dans le système de signaux de main effectués discrètement dans le dos du bloqueur avant chaque service. Ces signaux sont un code qui définit la stratégie de bloc pour le point à venir :

  • Un doigt tendu : Mol s’engage à bloquer l’attaque en ligne. Il va sauter pour couvrir la trajectoire parallèle à la ligne de touche. Sørum sait alors qu’il doit se positionner pour défendre la diagonale.
  • Deux doigts tendus : La stratégie s’inverse. Mol s’engage à bloquer la diagonale. Sørum se déplace pour couvrir la ligne.
  • Le poing fermé : Mol ne bloquera pas (il simulera un bloc puis reculera pour défendre), laissant Sørum s’adapter à une défense sur tout le terrain.

En choisissant une option, Mol crée ce qu’on appelle une « ombre de bloc » : une large zone du terrain que l’attaquant ne peut théoriquement pas atteindre. Face à ce mur partiel mais crédible, l’attaquant est psychologiquement incité à viser la zone ouverte. C’est précisément là que Sørum l’attend. Le bloc de Mol ne fonctionne donc pas seul ; il est la partie visible d’un système défensif intégré où chaque joueur connaît à l’avance le rôle de l’autre. Le bloc devient un outil pour dicter le jeu, transformant une situation défensive en une manœuvre offensive contrôlée.

Pourquoi la régularité défensive de Sørum est-elle la clé cachée du succès norvégien ?

Il est facile de se laisser hypnotiser par les blocs spectaculaires d’Anders Mol, mais la vérité est que sa liberté au filet n’existerait pas sans la fondation exceptionnellement solide que représente Christian Sørum en défense. Sørum est l’architecte silencieux de la domination norvégienne. Sa capacité à couvrir une zone immense du terrain avec une fiabilité quasi mécanique est ce qui permet à Mol de prendre des risques calculés au bloc.

Anders Mol lui-même résume parfaitement cette synergie. Dans une interview, il confiait :

C’est grâce à Sørum qui couvre une zone immense avec une fiabilité quasi parfaite que je peux me permettre de prendre des risques et de ‘jouer’ avec les attaquants au bloc.

– Anders Mol, FIVB Interview

Cette phrase en dit long. Le « jeu » de Mol au bloc – feinter, changer de position au dernier moment, tenter des blocs agressifs – n’est possible que parce qu’il a une confiance absolue dans la capacité de son partenaire à gérer la zone qu’il délaisse. Sørum n’est pas un simple défenseur ; il est la police d’assurance de l’équipe. Sa vitesse, sa lecture du jeu et sa technique de défense au sol sont si abouties qu’elles réduisent considérablement la marge d’erreur pour les attaquants adverses. Cette excellence a d’ailleurs été reconnue officiellement lorsque Christian Sørum a été récompensé comme meilleur défenseur FIVB pour la saison 2017-2018, une distinction qui souligne son importance capitale.

Leur duo fonctionne comme un système défensif intégré où la somme des parties est bien supérieure à leur talent individuel. Quand Mol ferme un angle, Sørum est déjà en place sur l’autre. Quand Mol feinte, Sørum anticipe la réaction de l’attaquant. C’est cette interdépendance qui rend leur défense si difficile à percer. Sans la régularité et l’intelligence de Sørum, le style de bloc flamboyant et dominant de Mol ne serait tout simplement pas viable.

La performance de l’un est inextricablement liée à celle de l’autre. Pour bien évaluer la force de leur équipe, il est crucial de reconnaître le rôle fondamental de la fiabilité défensive de Sørum.

Comment construire un bloc hermétique qui décourage les attaquants adverses ?

S’inspirer d’Anders Mol ne signifie pas simplement essayer de sauter plus haut. Cela signifie adopter son approche intellectuelle et systémique du bloc. Construire un mur qui non seulement contre des ballons mais démoralise l’adversaire repose sur la combinaison de l’analyse, de l’adaptation et de l’exécution. C’est une trinité de compétences qui transforme un bloqueur physique en un stratège du filet. Les techniques modernes, comme le « bloc spreading » (bras écartés pour feinter une couverture large) ou le « bloc wiping » (déplacer les bras latéralement pendant le saut pour suivre l’attaquant), ne sont efficaces que si elles s’inscrivent dans ce cadre global.

Le modèle Mol repose sur trois piliers indissociables. Il ne s’agit pas d’appliquer une seule technique, mais de maîtriser un processus complet qui commence bien avant le premier service et se poursuit après chaque point. Pour tout jeune bloqueur visant à dominer, il est essentiel de travailler ces trois domaines de manière équilibrée. Ignorer l’un d’eux, c’est laisser une faille dans son armure que les meilleurs attaquants sauront exploiter.

Pour vous aider à structurer votre progression, voici les étapes concrètes à intégrer dans votre routine d’entraînement et de compétition, en suivant le modèle du bloqueur moderne.

Votre plan d’action pour un bloc dominant : la trinité du bloqueur moderne

  1. Analyse Prédictive : Avant le match, étudiez les tendances de frappe de vos adversaires via l’analyse vidéo. Identifiez leurs schémas préférentiels dans différentes situations (balle haute, attaque rapide, etc.) pour établir une stratégie de base.
  2. Lecture Adaptative : Pendant le point, ne vous fixez pas sur le ballon. Apprenez à décrypter les indices en temps réel : la course d’élan de l’attaquant, l’orientation de ses épaules, et le mouvement de son bras vous donneront l’information finale sur sa zone de frappe.
  3. Exécution Systémique : Votre bloc n’est qu’une partie de la défense. Communiquez constamment avec votre partenaire en utilisant les signaux de main. Assurez-vous que votre positionnement au bloc et sa position en défense sont parfaitement synchronisés pour ne laisser aucun trou facile.

L’intégration de ces trois piliers est un travail de longue haleine. Pour progresser, il est vital de s’auto-évaluer constamment sur chacun des aspects de cette trinité.

À retenir

  • La supériorité d’Anders Mol provient d’une biomécanique hybride, forgée en salle, lui offrant une mobilité et une explosivité uniques sur le sable.
  • Son efficacité repose sur un système défensif intégré avec Christian Sørum, où le bloc sert à canaliser l’attaque vers une zone couverte.
  • Le bloc de Mol est une arme proactive : il ne réagit pas, il lit, anticipe et dicte le jeu de l’adversaire grâce à une analyse constante.

Quels critères objectifs permettent de désigner le « GOAT » (Greatest of All Time) du volleyball ?

La question du « Meilleur de tous les temps » (GOAT) est un débat éternel dans tous les sports. En beach-volley, la discussion est complexe car elle ne peut se limiter au seul décompte des victoires. Si le palmarès est un critère essentiel, il doit être mis en perspective avec la longévité, la domination sur une période donnée et, surtout, l’impact et l’innovation apportés au jeu. Anders Mol et Christian Sørum, par leurs performances et leur style, sont devenus des candidats sérieux à cette conversation.

Leur palmarès est déjà historique. Ils sont notamment devenus la première équipe à remporter le championnat d’Europe quatre fois consécutivement, un exploit qui témoigne d’une domination sans partage sur le continent. Mais au-delà des chiffres, c’est leur capacité à remporter tous les titres majeurs (Champions Olympiques, Champions du Monde, Champions d’Europe) qui marque les esprits. Cependant, pour évaluer leur place dans l’histoire, une comparaison avec d’autres légendes est nécessaire.

Le tableau suivant met en perspective leurs accomplissements par rapport à d’autres duos masculins emblématiques, sur la base d’une analyse comparative de leurs records internationaux.

Comparaison des records des meilleures équipes de beach-volley
Équipe Titres internationaux Médailles olympiques Records particuliers
Ricardo/Emanuel (BRA) 34 Or (2004), Bronze (2008) Record absolu de victoires
Mol/Sørum (NOR) 23 Or (2020) Plus jeune duo à 4 titres européens consécutifs
Rogers/Dalhausser (USA) 23 Or (2008) Domination 2007-2010

Ce qui distingue Mol, au-delà des titres, c’est sa contribution à l’évolution du poste de bloqueur. Il n’a pas seulement excellé dans le système existant ; il l’a transformé. En démontrant qu’un joueur de sa taille pouvait allier puissance et mobilité extrême, et en perfectionnant le bloc comme un outil de contrôle tactique plutôt que comme une simple arme de contre, il a créé un nouveau prototype. Le statut de GOAT ne se mesure pas seulement à ce qu’un joueur a gagné, mais à la façon dont il a changé la manière de jouer. Sur ce critère, l’impact d’Anders Mol est déjà indéniable.

Pour appliquer ces principes et véritablement transformer votre jeu au filet, l’étape suivante consiste à analyser vos propres matchs avec ces nouveaux filtres de lecture et à commencer à intégrer systématiquement le travail de mobilité latérale et de synchronisation avec votre partenaire dans vos entraînements.

Rédigé par Tiago Ferreira, Ancien joueur du circuit mondial FIVB et entraîneur spécialiste du Beach Volley. Expert des transitions salle-plage et de la gestion des éléments extérieurs.